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« Comprendre les écarts de prix, c’est bien, l’expliquer c’est mieux ! »

14 février 2012 - Martinique

 

Richard Crestor, délégué général de l’AMPI (Association martiniquaise pour la promotion de l’industrie), publie un ouvrage sur "La formation du prix du produit importé dans les DOM".


"La formation du prix du produit importé dans les DOM" est le titre du livre écrit par Richard Crestor, le délégué général de l’AMPI (Association martiniquaise pour la promotion de l’industrie). Publié chez Rc Editions, l’ouvrage analyse les différents composants du prix et mesure leur impact sur le prix de vente. Interview :

Un livre sur la formation des prix des produits importés. Pourquoi ?

RICHARD CRESTOR, Délégué général de l’AMPI, ingénieur agroalimentaire, il est l’auteur du livre : « La formation du prix du produit importé dans les Dom ; étude théorique et conclusions pratiques » . RC édition. C’est un éclairage, car comprendre les écarts de prix sur les produits entre l’hexagone et ici, c’est bien, mais l’expliquer c’est mieux. J’ai donc tenté de l’expliquer en essayant de trouver une formulation du prix à partir de ses différents composants. Le prix d’achat, le fret, l’octroi de mer, la marge, et le taux de TVA Mais sachant qu’il faut décomposer le fret en deux, nous avons six composants. Il s’agit de comprendre comment tout cela s’articule, lesquels sont les plus importants, sans oublier le prix d’achat qui est la base.

En considérant la problématique de la vie chère et les taux de TVA ou d’octroi de mer qui ne varieront pas, sur quel composant peut-on agir ?

Il ne faut pas partir du principe que l’on ne peut pas bouger les taux de l’octroi de mer, de la TVA ou le fret. Il ne resterait plus que la marge comme variable d’ajustement. Justement j’essaie d’expliquer que le prix d’achat, pour cet exemple, est une donnée très importante. Si le prix d’achat des lentilles augmente, il aura des répercussions sur le volume d’offre. Et si le prix d’achat sur les produits de première nécessité est faible, le fret augmentera avec un tonnage plus important. C’est simple : le fret n’est pas calculé sur la valeur de la marchandise, mais au tonnage. En clair, nous allons payer le même prix pour un container d’eau que pour un container de champagne. Or, le champagne vaut nettement plus - 100 fois plus - que la bouteille d’eau minérale importée. La valeur de la marchandise au kilo est donc capitale. C’est l’une des clés de la problématique.

Pensez-vous qu’avec ce livre, nous avons l’outil pour réfléchir sur une réduction substantielle des écarts des prix ?

On peut agir sur le prix d’achat, mais également sur le fret. On peut envisager des aides publiques sur les produits de premières nécessités, comme proposer des tarifs sur la valeur de la marchandise. Il y a des solutions possibles. Mais c’est une question de volonté politique si l’option des aides au fret ou la baisse de la TVA est prise. Elle peut être privée, si l’action passe par une renégociation du fret, en fonction de la valeur de la marchandise, et non plus sur une tarification au tonnage. Et on peut donc agir plus aisément sur plus de 5000 produits importés, sans mettre en danger les 500 productions locales.

Gabriel Gallion France-Antilles Martinique 04.02.2012

 


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