Logo Medef Martinique
Adhérer au medef
Accueil > Actualités > Martinique > Je veux travailler : et pourquoi pas l’armée ?

Je veux travailler : et pourquoi pas l’armée ?

16 avril 2012 - Martinique

 

Plus de 220 jeunes Martiniquais de 18 à 29 ans, sans diplôme jusqu’au BAC, ont signé l’an passé un contrat de 5 ans avec l’armée de terre. 11 sous-officiers se sont également engagés. La marine et l’armée de l’air ont, pour leur part, admis 68 candidatures. Le point sur ces trois corps.


1 - L’armée de terre

Cuisinier, frigoriste, pilote d’hélicoptère, mécanicien, informaticien, directeur des ressources humaines ou infirmier... L’armée de terre offre la possibilité à des jeunes de 17 à 29 ans de s’engager pour des contrats de 3 à 5 ans, sur une palette de 400 spécialités. « Mais un jeune qui s’engage est avant tout un soldat, il a un fusil » , tempère l’adjudant-chef Joseph Azor, chef du Cirfa (Centre d’Information et de Recrutement des Forces Armées). Tout engagement commence par une période de 3 mois de formation militaire. Les futures recrues sont ensuite affectées dans leur régiment en fonction des spécialités pour lesquelles elles ont été recrutées. En 2011, 220 jeunes Martiniquais de 18 à 29 ans, sans diplôme jusqu’au Bac, ont signé en tant qu’Engagés Volontaires de l’Armée de Terre (l’équivalent d’ouvriers) et 11 jeunes de 18 à 25 ans, titulaires d’un Bac ou d’un Bac+2, se sont engagés comme sous-officiers (cadres moyens). En septembre prochain, pour la première fois depuis 1997, un officier (Bac à Bac+5), recruté localement, part dans l’hexagone. Toutes les candidatures sont sélectionnées sur dossiers avec entretien de motivation, tests psychotechniques, visite médicale et épreuves sportives.

2 - L’armée de l’air

Une armée dite de « techniciens » qui prévoit de recruter 2366 personnes en 2012. Mais le recrutement au sein de l’armée de l’air est « très sélectif » , assure l’adjudant-chef Pascal Moisy. L’an passé à la Martinique, 200 dossiers ont été ouverts, 80 ont été jugés « utiles » pour seulement 20 admis au recrutement national. Il existe plusieurs voies d’entrées possibles. Pour ceux qui rêvent de devenir pilote, l’École des Officiers du Personnel Navigant (EOPN) recrute des pilotes sous contrat. Conditions minimales requises : avoir le Bac et moins de 22 ans. Des tests assez poussés et des entretiens font le reste. Une autre voie s’adresse aux personnels non-navigants. Un appel d’offres est lancé sur le site de l’armée de l’air pour les titulaires de licence master. Trois candidatures retenues à la Martinique l’an passé ont passé les entretiens à Tours mais n’ont finalement pas été retenues. « Leur profil ne correspondait pas au profil demandé » . Des profils de techniciens (mécanicien en télécommunication, radars, informatiques, linguistes, interprétateurs d’images...) sont également recherchés. L’armée de l’air recrute enfin des militaires techniciens de l’air localement. 8 postes à pourvoir à la Martinique pour des emplois de secrétariat, de conducteur routier, de logisticien, en comptabilité finances...

3 - La marine

« C’est vraiment un métier très particulier. On est tous ensemble sur un même bateau. Partir 4 mois en mer, c’est tout ce qu’il y a de plus normal » , décrit le premier-maître Eddy Botomalème. Chaque année, la marine recrute environ 3000 jeunes de 16 à 29 ans. L’an passé à Fort-de-France, 254 candidats ont été reçus, 156 dossiers ouverts et 48 admis au total. Moins de 10 postes (de volontaires) sont réservés à des emplois dans l’île pour 1 an, renouvelable 4 fois. Pour tout le reste (quartier-maître/matelot, officier-marinier, officier...), la carrière se fait en métropole. « Être marin en Martinique, ce n’est pas possible. Les marins seront affectés sur un bateau » . Le recrutement s’effectue de la 3ème au Bac ?+5. Deux conditions sont néanmoins requises : savoir assez bien nager (au moins 100 mètres aller-retour et 5 mètres en apnée) et avoir un minimum de maîtrise de l’anglais. Les spécialités les plus recherchées sont toutes celles qui relèvent de la technique (centrales opération, passerelles, radars, systèmes d’information et de télécommunication, transmetteurs, informaticiens...).

La suite de l’article de France Antilles

 


Un message, un commentaire ?
  • (Pour créer des paragraphes, laissez simplement des lignes vides.)

Qui êtes-vous ? (optionnel)

S'abonner à la newsletter

MEDEF TV

Get Flash to see this player.

Source MEDEFtv